Comité Citoyen Romainvillois
 
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Le 19 décembre, le président du conseil général C. Bartolone en présence de plus de 200 acteurs culturels du département, lançaient le mouvement « la Culture en danger » et prolongeaient ainsi l’initiative d’Hervé Bramy « agir ensemble pour la culture en Seine-Saint-Denis » soutenue par 3000 séquano-dyonisiens. Dénonçant le poids insurmontable des transferts de charge non compensés, ils considèrent que la culture dans notre département est menacée par la remise en cause des principes et des moyens de l’intervention publique en faveur de la création artistique et de l’action culturelle.

Nous ne pouvons qu’adhérer à une telle analyse et inviter tous celles et ceux qui considèrent la culture comme essentielle à l’émancipation humaine à signer la pétition proposée. Mais c’est aussi l’occasion de nous interroger sur ce qu’il se passe à Romainville en matière culturelle. Ou plus exactement sur l’absence criante et remarquable d’initiatives et de volonté de la municipalité en direction de ce secteur. La réquisition du palais des fêtes par le préfet pour la campagne de vaccination contre la grippe A ne peut justifier à elle seule l’annulation de la saison culturelle. Elle est une excuse bien commode pour faire des économies et cibler ses priorités sur les programmes immobiliers d’accession à la propriété !

Et pourtant, l’art et la culture sont au coeur de la vie sociale de notre pays, de son équilibre démocratique, de son identité et de son rayonnement.

Mais nous aurons certainement l’occasion de revenir sur ce sujet.

Stéphane Weisselberg, groupe citoyen


Terminal de collecte des déchets par pneumatique

Mme le maire,

Ce dossier n’en finit pas d’agiter le microcosme romainvillois et de revenir en débat au conseil municipal. Vous le savez, depuis le début, sans contester le caractère innovant du dispositif de collecte des déchets par aspiration pneumatique, nous en avons remis en cause le caractère écologique et la priorité politique ! je vous ai posé beaucoup de questions techniques auxquelles, il est vrai, vous avez souvent répondu de façon convaincante, à la grande nuance près du financement et du coût de fonctionnement.
Et depuis tous ces débats, il y a eu la fameuse réunion publique du 1er décembre 2009 qui  m’a persuadé du mal fondé de ce projet pour une commune comme la nôtre.
Et ceci pour au moins 4 raisons :

1) Il est inacceptable que les représentants de Veolia, Envac et Eiffage qui constituent le groupement d’entreprises avec le cabinet d’architectes Reichen, pour la collecte automatisée, se soient comportés de la sorte avec tous les romainvillois venus dire leurs inquiétudes !
Qu’ils aient vanté les mérites de leur savoir faire par l’intermédiaire d’outils et arguments promotionnels parfois grossiers et quelque fois spécieux fait partie du « jeu » de l’organisation d’une telle réunion. Mais qu’ils aient tenu autant de propos déplacés, agressifs et infantilisant à l’égard des habitants de notre commune venus leur porter la contradiction ou tout du moins les presser de donner des explications vertueuses sur ce qui est inconnu, inexpérimenté en France et parait disproportionné pour Romainville, relève du scandaleux et du surréaliste !
Qu’il n’y ait eu dans ces instants aucun élu de la majorité municipale, qui reprenne et recadre ces responsables d’entreprises, en dit forcément long sur le primat du pouvoir économique sur le pouvoir politique !
Enfin quand même, qu’il s’agisse de la participation financière de la ville ou des subventions d’autres collectivités territoriales, cela concerne tous les contribuables.
L’utilisation de l’argent public mérite de la part de ceux qui en choisissent la répartition comme de ceux qui le perçoivent l’infini respect de ses contributeurs !

2) nous ne comprenons pas pourquoi il y a un tel écart entre l’estimation des coûts de fonctionnement indiqué dans le document distribué à tous les élus en novembre dernier (dont soit dit en passant je ne vois pas pourquoi vous avez affirmé qu’il n’était pas public) : je cite p.60 total exploitation pour les deux villes 408 890 euros HT et le montant de 300 000 euros que vous avez annoncé en réunion publique. La différence est de taille et elle est d’autant moins compréhensible que les nombreuses études menées par l’association « UFC que choisir » estiment que le coût de ramassage par pneumatique revient à 435 euros la tonne contre 245 euros pour le système de containers et 100 euros la tonne pour le système actuel de camions/bennes !

3) Ce projet gèle, de fait, le développement du tri sélectif et la possible valorisation des déchets, notamment organiques.

4) Pour une municipalité qui se targue à travers les ateliers urbains d’associer les habitants aux projets de la ville, la seule réunion organisée le 1er décembre, était une présentation du dispositif déjà entériné et qui mettait les habitants devant le fait accompli.
Il aurait été pourtant plus simple et plus efficace de les réunir bien en amont pour se rendre compte à quel point ce projet ne correspondait pas à leurs attentes et/ou de prendre le temps de les convaincre pour les associer à la réflexion !
C’est ainsi que la municipalité et le promoteur Nexity auraient été bien avisés de renseigner les futurs romainvillois sur l’existence et la proximité de la centrale d’aspiration avec leurs logements ainsi que sur l’abandon d’une construction semi-entérrée entraînant l’édification d’un bâtiment de 10m de haut !
J’ajoute que le compte-rendu de la réunion publique à laquelle je faisais allusion plus haut dans mon propos, dévoilé dans le bulletin municipal de décembre fut un modèle du genre : langue de bois, mensonges par omission, contrevérités affligeantes et finalement propagande outrageante d’un autre temps !

Ma vision de la politique est que, d’une part, je ne peux concevoir un tel projet contre, sans ou malgré l’avis des habitants et que, d’autre part, l’argument d’autorité est un aveu de faiblesse et d’impuissance !

Page 1 : Conseil municipal du 27 janvier 2010 - Interventions de Stéphane WEISSELBERG
Page 2 : Les arrêtés du maire entre la séance du 16 décembre 2009 et celle du 27 janvier 2010
Page 3 : Déclassement du lot A issue de la parcelle H74 14 rue Louise Dory
Page 4 : Acquisition amiable du terrain multi-sports de la cité Oradour
Page 5 : Opération Paul Vaillant Couturier


Question orale présentée par Stéphane Weisselberg,
conseiller municipal citoyen de Romainville
pour la séance du 27 janvier 2010.

 

Madame le maire,

Comme vous le savez, les neuf villes de l’agglomération « Est Ensemble » ont décidé de transférer l’eau, compétence optionnelle à la gestion communautaire. Jusqu’à aujourd’hui notre ville, à l’instar de 135 autres collectivités franciliennes, confiait cette gestion au syndicat des eaux d’Ile  France (SEDIF), présidé par André Santini, qui le déléguait à l’entreprise Veolia. L’année 2010 sera pour le SEDIF l’occasion du renouvellement du contrat avec celle-ci et ce, jusqu’en 2023. Elle sera l’occasion pour notre nouvelle agglomération de communes de proroger ou non son adhésion au SEDIF.

Considérant l’inadmissible gaspillage de l’eau constaté par de nombreuses enquêtes menées par des organismes et journalistes indépendants, consécutif à un réseau de canalisations mal entretenu et alors même que l’actuelle gestion de l’eau génèrerait 9O millions d’euros de bénéfices, il est incompréhensible et inacceptable que l’usager constate sur sa facture un tarif aussi prohibitif et inégal selon les villes et les régions ! (2,89 euros le m3 à Paris, 4,02 à Romainville ou 5,52 euros à Auvers sur Oise).

Considérant que les maires de l’agglomération sont favorables au retour en régie publique de l’eau, comme Bertrand Delanoe l’a décidé à Paris avec sa majorité municipale ;

Considérant d’une part l’opacité de fonctionnement du SEDIF, l’absence en son sein de comité syndical qui assure l’effectivité des responsabilités et des décisions, l’absence de place significative pour les usagers, et d’autre part le salaire indécent de l’ancien pdg de Veolia, Henri Proglio (2 millions d’euros annuels en cumulant ses fonctions à EDF et Veolia),

Pour des raisons éthiques, écologiques (protection de la ressource), économiques et sociales (montant de la facture du prix de l’eau),  ne serait-il pas le moment de retirer de l’ordre du jour de notre conseil municipal et conséquemment de celui du conseil communautaire de février 2010, l’adhésion au SEDIF ?


Liste des mobilisations
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