Comité Citoyen Romainvillois
 
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Elections municipales 2008 : Quand la volonté de manipulation électoraliste va jusqu’au mensonge !
Posté par Comité Citoyen Romainvillois le 15/3/2008

Quizz PS - Municipales 2008Le citoyen avide de s’informer en cet entre-deux tours des municipales, sera sans doute surpris de découvrir que dans le Romainvillois Quizz distribué hier et aujourd’hui dans la ville (cité Gagarine, marché du centre et ATAC), outre la question Bonus qui frôle la calomnie à l’encontre de Stéphane Weisselberg, on peut lire :

« Certains enfants ne seraient pas scolarisés sur la ville ?

Faux : Tous les enfants romainvillois en âge d’être scolarisés le sont. Conscients que l’éducation est facteur d’émancipation, nous avons invité les écoles maternelles à scolariser les enfants dès l’âge de 3 ans. Nous dénonçons par conséquent toute exploitation politicienne liée au sujet. »

 

A ce stade de sa lecture, le citoyen bien informé ne manquera pas de s’étonner. En effet, il n’a pu lui échapper que depuis de nombreuses années le Réseau d’éducation sans frontière, très présent, sur notre ville avait constamment dû lutter pour obtenir de l’équipe municipale sortante la scolarisation des enfants dont les parents sont logés à titre provisoire à l’hôtel Les Baladins devenu Les Paladins.

Parce qu’« Aucun homme n’a assez de mémoire pour réussir dans le mensonge » (Abraham Lincoln), petit rappel des faits :

Un certain nombre de famille sont depuis 2003 logées dans cet hôtel par des services sociaux, il s’agit en principe d’une situation provisoire dans l’attente que des solutions soient trouvées tant du point de vue de la légalisation du séjour en France de ces familles (obtention de papiers par la préfecture) que de leur logement.

Mais, comme souvent en France, le provisoire s’éternise et les politiques successives des gouvernements de Messieurs Chirac et Sarkozy aidant, nombre de ces familles sont là sur de longues périodes.

Sans doute ces familles ont-elles été déplacées sur Romainville à l’initiative de la DASS de Paris sans concertation préalable avec la DASS de Seine Saint-Denis, et leur résidence à Romainville a un caractère forcé pour eux comme pour la commune.
Cependant, et quelque contestation qu’on puisse élever contre ce genre de pratique qui déséquilibre la répartition sur le territoire des familles en situation de précarité, il existe une loi en France qui pose le principe du droit à l’instruction « pour les enfants, des deux sexes, français et étrangers, entre six et seize ans » (article L. 131-1 du code de l’éducation). En outre, l’article 2 de la loi du 10 juillet 1989 précise que « tout enfant doit pouvoir être accueilli à l’âge de trois ans dans une classe de maternelle ou dans une classe enfantine le plus près de son domicile, si la famille en fait la demande. »

Or, Mme le Maire a refusé de scolariser les enfants des familles résidant dans cet hôtel et cela depuis 2005 malgré l’adoption d’un vœu demandant leur scolarisation en conseil municipal le 9 novembre 2005. Il est vrai que pour l’adoption de ce vœu elle-même et dix des conseillers municipaux de la majorité sortante s’étaient abstenus, mais tout de même !

Les arguments avancés pour persister dans ce refus de scolarisation reposent tous sur un tour de passe-passe rhétorique.

À l’exigence de scolarisation inscrite dans la loi, les membres de la majorité municipale ont toujours opposé un devoir envers les enfants romainvillois qui, du fait d’une certaine propension à l’échec scolaire constatée, ne pourraient que souffrir d’accueillir dans les classes des enfants issus de populations dont « l’état sanitaire » est « le principal problème : absences de vaccination, enfants porteurs de maladies telles que la tuberculose ou la diphtérie », dont « la plupart, ne possèdent aucune notion de français et pour certains ont peu d’habitudes scolaires. » (Déclaration de Mme Van de Poele au Conseil municipal du 9 novembre 2005).

Notez qu’on ne leur a pas demandé leur avis, ni le nôtre d’ailleurs !

Les militants du RESF, de la ligue des droits de l’homme et du Comité Citoyen qui militent pour la scolarisation de ces enfants depuis déjà 3 ans sont d’ailleurs dans le même discours accusés de « démagogie et de populisme », quand ce n’est pas de « charité bourgeoise » (propos de Corinne Valls lors du Conseil municipal du 16 février 2005). Dans tous les cas, ils sont supposés apparaître comme des irresponsables, en rupture complète avec le sens du bien public qui sous-tend ce refus, seul apanage de l’équipe municipale décisionnaire !

Les enfants demeurent donc privés d’école et quand un incendie s’est déclaré dans la nuit du 26 au 27 novembre de l’année dernière dans l’hôtel, c’était toujours le cas.

ALORS POURQUOI AFFIRMER LE CONTRAIRE ?

Citoyen éclairé, vous n’avez pas bien lu, ce qui est écrit c’est que tous les « enfants romainvillois sont scolarisés » pas « tous les enfants » !

En effet, l’autre tour de passe-passe consiste à prétendre que la résidence de ces enfants sur cette commune n’existe pas et que leur donner droit d’aller à l’école serait précisément la leur reconnaître, d’où le refus persistant de la municipalité !

MAIS ALORS ?

Alors, on ne peut être que confondu qu’un parti de gauche comme le PS représenté localement en la personne de M. Guglielmi, premier secrétaire départemental et premier maire adjoint, pourfendeur bien connu des attaques faites à notre belle République, se livre à ce type de manipulation, prenant ostensiblement le citoyen pour un imbécile.

Échéance électorale oblige, nous dira-t-on ?

Il faut que le Comité Citoyen soit devenu bien redoutable ou que tout respect de l’électeur ait disparu chez ce parti qui brûle de conserver le pouvoir, quoi qu’il en coûte !

Évidemment, les familles accueillies sur le territoire de notre commune à l’hôtel Les Paladins ne votent pas elles, et avec un peu de chance, politique de droite aidant, leurs enfants ne voteront pas non plus !

Il est des moments où l’on est un peu amer d’avoir à se mesurer avec ces animaux politiques sans foi ni loi pour défendre les vraies valeurs de solidarité et de partage qui sont les nôtres, passe pour les attaques personnelles, mais face au mensonge nous ne pouvons pas nous taire. L’école est un droit, et nous n’avons pas attendu d’entrer en politique pour le défendre et nous continuerons, quoi qu’il advienne, parce que c’est le sens même de l’École Républicaine que de rester un lieu ouvert à tous les enfants sans discrimination.

TOUS LES COUPS NE SONT PAS PERMIS
ET L’ELECTEUR JUGERA DE LA CONFIANCE
QU’ON PEUT DONNER À CEUX QUI LE CROIENT !

Fichiers attachés :
Quizz PS - Municipales 2008.pdf
 
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